Mettre fin au paiement de la taxe audiovisuelle : solutions et conseils

Les frais liés à l’audiovisuel continuent de s’inviter sur les avis d’imposition, même alors que la taxe d’habitation vit ses derniers instants. Pour ceux qui détiennent un téléviseur, une question demeure : combien faudra-t-il régler pour la contribution audiovisuelle en 2021 ?

Montant des redevances TV en 2021

La redevance télévisuelle ne frappe pas de la même façon partout. Selon l’endroit où l’on vit, le montant diffère, voilà ce qu’il faut retenir :

  • 138 € pour tous les foyers en métropole.
  • 88 € pour ceux qui résident en outre-mer.

Ce barème n’a pas bougé par rapport à l’an dernier. Alors que le tarif grimpait régulièrement jusque-là, cette fois l’État appuie sur “pause” : rien n’augmente pour 2021. Un répit bienvenu, même si la note reste salée pour beaucoup.

Date de paiement de la contribution audiovisuelle publique en 2021

Cette facture arrive en même temps que la taxe d’habitation, sur un même avis. Mais ces deux lignes restent séparées : la contribution audiovisuelle fait cavalier seul. L’enveloppe tombe dans les boîtes aux lettres au début de l’automne, généralement en septembre ou octobre. Que l’on soit toujours redevable de la taxe d’habitation ou non, ce calendrier ne change pas : l’État réclame la redevance TV quoi qu’il arrive. Pour celles et ceux qui n’ont plus à régler la taxe logement, un avis distinct dédié à la télévision sera tout de même envoyé. Précision utile : les ménages très modestes, déjà exonérés de taxe d’habitation, sont généralement dispensés de ce paiement additionnel.

Déclarer le paiement ou être exonéré de redevances : case 0RA

L’administration prend comme point de départ l’idée que tout foyer possède une télévision. Si rien n’est signalé, la somme de 138 € s’ajoute automatiquement à l’avis. Pourtant, lors de la déclaration annuelle de revenus, une case permet de signaler l’absence totale d’écran télé au domicile. C’est la fameuse case 0RA, que l’on trouve en début de formulaire et qui indique que le foyer n’est pas équipé. La cocher suffit à éviter la contribution. Si l’on s’aperçoit après coup d’un oubli ou d’une erreur, il reste possible de contacter le fisc via messagerie sécurisée pour corriger le tir et réclamer le retrait du montant indû. Reste à jouer la carte de la transparence : toute fausse déclaration expose à une sanction de 150 euros par an, et les pouvoirs de contrôle des impôts ne sont pas une vue de l’esprit (contrôle croisé avec les achats, demande de preuve, voire visite en personne).

Qui est exempté de payer les frais de télévision ?

Les cas d’exonération sont plutôt rares. Deux catégories seulement y ont droit : les personnes dont le foyer fiscal affiche un revenu de référence à zéro, et celles de plus de 60 ans (ainsi que les veufs), ou percevant l’AAH, l’ASPA ou l’ASI. Mais ces situations ne suffisent pas : des plafonds de ressources stricts viennent s’ajouter, ce qui limite le nombre de personnes concernées. Pour ces foyers, l’exonération de taxe d’habitation entraîne parallèlement la dispense de contribution audiovisuelle, sans que de démarche spécifique ne soit nécessaire. Chaque année, des questions reviennent pourtant sur la complexité de ces dispositifs et sur les seuils à ne pas dépasser pour rester en dessous du radar administratif.

Contribution audiovisuelle : télévision, ordinateurs, tablettes, téléphones portables

Aujourd’hui, c’est bien la télévision qui déclenche le paiement : posséder un ordinateur, une tablette ou un smartphone ne suffit pas à faire entrer l’impôt à la maison. Lors de la déclaration, cocher la fameuse case dédiée suffit à signaler qu’aucun poste n’est présent. Des pistes existent pour élargir cette fameuse redevance à d’autres écrans, certains parlementaires ont planché sur l’intégration des appareils connectés. Mais pour 2021, seules les télévisions restent visées. L’équation reste simple : pas de télé, pas de redevance.

Le temps passe, la télévision change de place dans les salons, l’habitude reste : pour l’instant, la contribution audiovisuelle continue de figurer en bonne place sur l’avis d’impôts et s’invite dans la vie de millions de foyers sans avertir. Reste à faire le point, pour éviter de régler une facture injustifiée ou, au contraire, d’ignorer l’obligation… jusqu’au rappel.