Bien choisir l’emplacement idéal pour un hibiscus d’extérieur

J’ai commencé à cultiver de l’hibiscus comestible il y a quelques années parce que j’adore le thé à l’hibiscus. Il n’y a rien de tel que le goût distinctif et rafraîchissant qui découle de cette beauté tropicale. Bien que je le cultive juste pour une tasse de thé, l’hibiscus a l’avantage d’être magnifique dans le jardin.

Sommaire
Hibiscus comestible ou non comestibleOseille jamaïcaine (Hibiscus sabdariffa)Hibiscus aux bleuets (Hibiscus acetosella)Hibiscus à feuilles comestibles (Abelmoschus manihot)Quelques repères sur la culture de l’hibiscusPlanter l’hibiscusPériode de plantationSemis de grainesMultiplier l’hibiscus par bouturageCultiver en potComment entretenir l’hibiscus comestibleRavageurs et maladies fréquentsRécolter l’hibiscusRécolte du caliceRécolte des grainesRécolte des feuillesDes idées recettes à base d’hibiscusPréparer un thé à l’hibiscusL’hibiscus comestible, bien plus qu’un ornement Cultiver Verveine citronnée : Le guide complet pour planter, cultiver et récolter la verveine citronnée Lavande officinale Des légumes adaptés à votre sol Prenez soin d’entretenir une belle pelouse ! Acheter stratégiquement des semences : Guide du jardinier frugal pour commander des semences conseils essentiels pour planter et entretenir l’azalée à l’intérieur et à l’extérieur Le jardin du Shabby Chic Vaut-il la peine de faire tremper les graines avant de les planter ? Comment faites-vous ? Macérats glycérinés Ce que vous devez savoir sur l’utilisation des points d’eau dans le jardin Pourquoi mes pétunias mourent-ils ? Plantes exceptionnelles : voir 15 options et comment les entretenir Arbres et arbustes fixateurs d’azote atmosphérique Comment faire pousser, planter et tailler la fleur d’iris La culture des groseilles à maquereau Fleur d’artichaut 28 herbes comestibles que vous pouvez trouver dans votre propre cour Huile essentielle de lavande Design de porte Faire pousser du chanvre dans votre jardin Estragon, Artemisia dracunculus Caractéristiques de l’orchidée Sophronitis cernua Travailler sur la lune décroissante tournesol 5 épices à cultiver chez soi

Au départ, c’était surtout pour le thé, mais j’ai vite réalisé que l’hibiscus s’invite aussi dans bien d’autres recettes : gelées, assaisonnements, salades où calice, fleurs et feuilles trouvent leur place. On lui prête même des vertus médicinales variées, sans oublier sa richesse nutritionnelle.

La tradition d’utiliser l’hibiscus en cuisine et en médecine remonte à la Rome antique. En Asie et en Afrique, il se boit en infusion depuis des siècles. Fleur nationale d’Haïti, l’hibiscus se consomme aussi frais, à la place de la myrtille. Aujourd’hui, ses bienfaits retiennent l’attention : propriétés anti-inflammatoires, soutien à la circulation sanguine, lutte contre la constipation… la liste s’allonge.

Il faut le dire : au-delà de ses usages, l’hibiscus attire aussi le regard. Impossible de passer à côté sur une chemise hawaïenne ou une fresque murale. Et pour couronner le tout, il se cultive avec une étonnante facilité.

Hibiscus comestible ou non comestible

L’hibiscus n’est pas toujours comestible, alors renseignez-vous avant de planter. Le genre compte des centaines de variétés, et de nouvelles apparaissent régulièrement. Voici quelques options prisées :

Oseille jamaïcaine (Hibiscus sabdariffa)

Connue aussi sous le nom de bleuet de Floride, cette variété offre des saveurs acidulées qui rappellent la myrtille. Elle pousse sans difficulté et ses calices se dégustent frais, congelés ou séchés.

Les jeunes feuilles, au parfum citronné, relèvent agréablement une salade ou se croquent comme en-cas. Chez moi, les enfants les picorent au passage. L’oseille jamaïcaine atteint environ 1,5 mètre de haut.

Hibiscus aux bleuets (Hibiscus acetosella)

Le calice n’est pas comestible ici, mais les feuilles brillent par leur goût acidulé, presque citronné : idéales en salade ou sautées. Atout rare, elles gardent leur couleur rouge à la cuisson. Leur forme rappelle celle des feuilles d’érable.

L’hibiscus de canneberge a tendance à s’étaler. Pour contrôler sa croissance, pincez les extrémités afin d’obtenir une plante plus ramifiée et compacte.

Ne vous laissez pas rebuter par la légère viscosité des feuilles : une fois cuites en petite quantité, elles révèlent une saveur agréable.

Hibiscus à feuilles comestibles (Abelmoschus manihot)

Ce type d’hibiscus tolère des températures plus fraîches, jusqu’à la zone 7. Ses feuilles, de formes diverses, longues ou arrondies, se consomment sans hésitation.

Quelques repères sur la culture de l’hibiscus

Plante tropicale par excellence, l’hibiscus apprécie les climats chauds, qu’ils soient subtropicaux ou tempérés. Il appartient à la famille des mauves, aux côtés du gombo et du coton. Avant de vous lancer, gardez en tête ces points :

Voici les conditions à réunir pour une culture réussie :

  • Zones : 8 à 11
  • Exposition : Plein soleil, avec une ombre légère lors des pics de chaleur.
  • Sol : Un sol riche, bien drainé, au pH compris entre 5,8 et 7,5. Pensez à enrichir la terre avec du compost ou de la matière organique bien décomposée avant la plantation.
  • Arrosage : L’hibiscus apprécie un sol humide. Originaire des marais, il supporte des arrosages abondants et réguliers, mais résiste mal à la sécheresse prolongée.

Planter l’hibiscus

Période de plantation

Semez les graines ou gardez les jeunes plants en intérieur tant que les températures ne sont pas assez douces. Un environnement tempéré et chaud lui convient, mais il peut être judicieux de cultiver en pot pour déplacer la plante selon l’ensoleillement ou la protéger du froid.

En début d’été, veillez à ce que la terre reste souple et bien arrosée, surtout durant les trois premiers mois. Sous climat chaud, l’hibiscus vivra plusieurs années. Sous climat froid, il se comporte comme une annuelle.

Semis de graines

Les graines d’hibiscus sont coriaces. Pour faciliter la germination, frottez-les doucement sur du papier de verre fin puis laissez-les tremper toute une nuit.

Semez dans un substrat de qualité et maintenez-le humide jusqu’à la levée. Gardez les jeunes pousses à l’intérieur pour assurer une température stable.

Transplantez-les au jardin lorsque les plants mesurent entre 4 et 5 cm et qu’il n’y a plus de risque de gel. Évitez de les exposer à des températures inférieures à 4 °C.

Multiplier l’hibiscus par bouturage

Cette technique permet d’obtenir une plante identique à la variété d’origine. Prélevez une bouture sur une tige jeune, encore tendre et légèrement verte.

Coupez juste sous un nœud, retirez toutes les feuilles sauf les deux du sommet. Trempez la base dans une hormone de bouturage, puis plantez dans un terreau adapté. L’humidité doit rester constante. Replantez lorsque les racines se sont bien développées et surveillez la reprise.

Cultiver en pot

Opter pour la culture en pot peut se révéler pratique, que ce soit pour des questions esthétiques, d’espace ou de température. L’hibiscus s’accommode très bien de ce mode de culture.

Privilégiez un contenant d’au moins 5 litres et 12 cm de profondeur. Remplissez-le avec un terreau enrichi d’un engrais à libération lente.

Installez le pot dans un endroit chaud et ensoleillé, en veillant à ce que la terre ne sèche jamais complètement.

Comment entretenir l’hibiscus comestible

Pour garder l’humidité, je couvre la base de mes hibiscus avec de la tourbe, du foin ou de la paille. Vivre dans une région sèche en été impose de surveiller constamment l’arrosage. L’entretien passe aussi par le pincement des fleurs fanées : cela stimule l’apparition de nouvelles fleurs, plus fraîches et plus colorées.

L’hibiscus fleurit généreusement s’il reçoit une bonne dose de nutriments. Utilisez un engrais équilibré chaque mois. La taille permet de former la plante et d’éliminer les parties abîmées. Les fleurs se forment à l’extrémité des branches : tailler favorise la ramification et donc, une floraison continue.

Ravageurs et maladies fréquents

L’hibiscus comestible pousse sans grande difficulté, mais quelques désagréments peuvent survenir. Il vaut mieux les connaître :

  • Chute des feuilles : Fréquente après une transplantation, la plante retrouve généralement sa vigueur avec le temps. Un manque d’eau ou de nutriments peut aussi provoquer ce phénomène.
  • Cochenilles : Ces parasites ressemblent à de petites écailles plaquées sur la plante. Ils aspirent la sève et sécrètent un miellat qui attire les fourmis. L’huile de neem reste la solution la plus efficace.
  • Pucerons : Autres suceurs de sève, à traiter également avec de l’huile de neem.
  • Mouches blanches : Minuscules insectes qui attaquent le revers des feuilles pour en extraire la sève. L’huile de neem permet là aussi de limiter leur développement.
  • Thrips : Ces petits ravageurs pondent à l’intérieur du bouton floral, ce qui fait chuter la fleur. Dès les premiers signes, appliquez de l’huile de neem.

Récolter l’hibiscus

Sur la plupart des variétés comestibles, plusieurs parties se consomment : fleurs, calices, feuilles. Renseignez-vous sur les usages possibles selon la variété choisie.

Récolte du calice

La floraison a lieu quand le thermomètre oscille entre 15 et 32 °C. Les fleurs, grandes et colorées, ne restent écloses qu’un ou deux jours. Une fois fanées, le calice se développe et pourra être récolté en trois à sept jours.

Récoltez-le dès qu’il atteint maturité, sinon il devient fibreux. Les calices jeunes se détachent facilement, les plus mûrs nécessitent un sécateur ou un couteau.

À l’intérieur du calice, une gousse contenant les graines doit être retirée. Ouvrez-la avec précaution, retirez les graines, et le calice est prêt à être utilisé, frais ou séché, selon vos envies culinaires.

Récolte des graines

Pour récupérer les graines, laissez le calice et la gousse se développer complètement. Une fois coupés, il suffit d’ouvrir la gousse pour extraire les graines.

Récolte des feuilles

Si vous souhaitez consommer les feuilles, choisissez les plus jeunes, au goût plus citronné. Les feuilles plus âgées peuvent devenir amères.

Des idées recettes à base d’hibiscus

Le thé à l’hibiscus du commerce provient en général du calice séché d’Hibiscus sabdariffa. Pourtant, toutes les parties comestibles, fruits, feuilles, fleurs, se prêtent à la cuisine. On retrouve un goût rappelant la myrtille mêlée au citron.

Voici quelques préparations à tester avec l’hibiscus :

  • Confiture d’hibiscus et fraise
  • Enchiladas à l’hibiscus
  • Quesadillas à l’hibiscus
  • Sauce à l’hibiscus
  • Sauce façon canneberge à l’hibiscus

Vous pouvez faire sécher toutes les parties de la plante et les conserver dans un récipient hermétique jusqu’à deux ans. Les calices frais, eux, se consomment dans les deux jours.

Préparer un thé à l’hibiscus

Utilisez trois calices, frais ou secs, et versez dessus une tasse d’eau frémissante. On peut aussi ajouter feuilles et fleurs. Laissez infuser cinq minutes : l’eau doit prendre une teinte rose éclatante. Les calices séchés se conservent longtemps.

L’hibiscus comestible, bien plus qu’un ornement

Qui soupçonnerait, en observant ces grandes fleurs éclatantes, tout ce que l’hibiscus peut offrir ? Goût unique, productivité étonnante, il se renouvelle sans cesse tant qu’on lui en laisse la possibilité.

Et vous, de quelle manière l’hibiscus s’est-il invité dans votre assiette ? Partagez vos idées et recettes : d’autres jardiniers-curieux n’attendent que ça pour se lancer et varier leurs récoltes.

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